Salif Diallo: « J’étais à deux doigts de mourrir avec Sankara »

Presque 30 ans aujourd’hui après la tragédie du 15 octobre 1987, salis Diallo, gourou du pouvoir MPP, soutient avoir été à deux doigts de subir le même sort que feu le capitaine thomas Sankara: une info aussi vraie que le pape de l’église catholique est…noir, venant donc d’Afrique!

Oui, oui, si de tous les récits à disposition de cette tragique journée du 15 octobre 1987, nulle part un quelconque des témoins survivants des événements survenus ce jour-là, ne fait allusion à ces allégations surréalistes du grand manitou du régime MPP actuel, c’est que…la vraisemblance de cette hypothèse est aussi probante que ce jour-là,…le Capitaine Thomas SANKARA n’a point été l’objet d’attaque meurtrière où il est réputé avoir perdu la vie!

Que le Gorba national se défende, sans pour autant pouvoir convaincre un seul esprit empreint de bon sens, sur sa NON-IMPLICATION DANS LA SURVENANCE DES ÉVÉNEMENTS DE CETTE TERRIBLE JOURNÉE, passe.

Mais qu’il déclare carrément, avoir été, je le cite: « À DEUX DOIGTS DE MOURIR AVEC SANKARA », avouez, bonnes gens, que c’est VRAIMENT TRÈS CORSÉ DE CAFÉ, QUE CETTE AFFIRMATION de Salif DIALLO!

Une vraie curiosité intellectuelle et historique, déconcertante à plusieurs égards, notamment en ce que, c’est seulement aujourd’hui, depuis le 15 octobre 1987, que le « DANGER DE MORT » auquel Gorba a échappé in extremis, SE LAISSE SAVOIR PUBLIQUEMENT, restée confinée près de trois décennies durant, dans le silence absolu!

Silence absolu sur ce DANGER MORTEL, D’AUTANT PLUS QUE…MÊME LES SURVIVANTS DES ÉVÉNEMENTS SURVENUS CE 15 OCTOBRE 1987, NULLEMENT N’ONT EU ACCÈS À CETTE INFO TRÈS HAUTEMENT CONFIDENTIELLE!

Irréfutablement, suivant la logique du secret où a été placé cette info, à en croire son auteur, il y a donc eu plus d’un théâtre des opérations le 15 octobre 1987!

Auquel cas, en regard des résultats infructueux de la batterie de tests réalisés sur les ossements exhumés de la tombe réputée depuis ce même 15 octobre 1987 être celle où a été enterré le corps du Capitaine Thomas SANKARA:

LA JUSTICE MILITAIRE GAGNERAIT À INTERROGER PLUS SÉRIEUSEMENT Salif DIALLO, SUR L’ENDROIT EXACT OÙ LE CORPS DU DÉFUNT CAPITAINE Thomas SANKARA A ÉTÉ ENTERRÉ!

Cela coule de source, suivant la logique implacable de son raisonnement d’aujourd’hui tendant à le faire passer pour une victime ratée des événements du 15 octobre 1987!

Sérieusement, de quel côté se trouvait-il concrètement sur le terrain au moment de l’expédition punitive contre le Capitaine SANKARA et ses compagnons, au point d’être passé à deux doigts de subir le même sort que le Capitaine SANKARA?

Compte tenu que le seul survivant du théâtre des opérations n’a dû la vie sauve que d’avoir été confondu avec les morts faits ce jour-là, a-t-on encore besoin de préciser de quel côté fallait-il se situer pour échapper à la mort?

NON, franchement!

Et il fallait être très bien positionné, de sorte à ne rien louper du spectacle de désolation en cours, sans bien sûr se laisser voir!

Dans cette occurrence, évidemment que personne sur le théâtre des opérations ne pouvait le voir; ce qui justifie que jusqu’alors aucun témoin n’ait été en mesure d’évoquer sa présence là, n’y étant pas perceptible, bien qu’y étant présent physiquement à partir de son poste d’observation situé sur…ce théâtre des opérations, bien à l’abri des balles adverses, sauf cas de tirs hasadeux orientés en direction de sa cachette comme ce, semble vraisemblablement être le cas, suivant l’aplomb avec lequel il a balancé l’info, méconnue jusqu’à ce jour, du danger de mort auquel il échappé de justesse!

Si les choses ne se sont pas ainsi déroulées, soyez-en sûrs mesdames et messieurs:

Gorba affabule dans ses allégations actuelles, concoctées tel dans un récit de chasse raconté par…un chasseur, dont nul n’ignore la fin pour les gibiers!

Même dans cette hypothèse, il est indiscutable:

Il n’a pas été, comme il entend nous le faire gober, à deux doigts de mourir avec Sankara, mais, il a plutôt échappé à la mort que vraisemblablement un des projectiles du camp de Sankara et ses compagnons tombés, a failli lui causer!

C’est l’exclusive piste intelligible, qui mérite que l’on s’y penche très sérieusement!

Sinon, qui de tous ceux qui ont accès au dérouler exact des événements de cette journée du 15 octobre 1987, dispose aujourd’hui de la pleine latitude d’opposer une sérieuse contradiction aux prétentions actuelles de Salif DIALLO?

Je vous laisse tous répondre à vos aises à cette question pertinente, abordée par mon jeune frère Lengha Fils dans sa publication du jour y consacrée exclusivement.

En attendant, il urge que le pouvoir MPP intègre une bonne fois pour toutes pour ses communications futures, qu’il y a quand même dans le public auquel il s’adresse, des gens chez qui ça gamberge; ça lui permettra d’éviter l’insulte à l’intelligence collective, comme c’est exactement le cas en ce moment avec cette affirmation de Salif DIALLO, rapportée dans le numéro 352, du 25 juin 2017, du bimensuel Burkinabé « L’ÉVÉNEMENT », dont voici ci-dessous la UNE!

Rubrique: Burkina Faso,Politique | Publié par: negro1er